Opération « ANVIL DRAGOON » 2015

 

 

 

 

Cette mission de parachutage sur la Zone de Sauts (ZS) de La COMBE à l’Est du village du MUY en Provence est devenue un rendez-vous incontournable depuis plusieurs années pour notre Noratlas afin d’y parachuter en Sauts à Ouverture Automatique (SOA),  les membres de l’association AIRBORNE COMMAND (ABC) en tenue et armement d’époque. Ce parachutage est une commémoration des parachutages US et britannique (1) qui eurent lieu dans la nuit du 14 au 15 août 1944 en préparation du débarquement terrestre de Provence le 15 Août.

 

Contrairement à l’année précédente où cette mission n’avait été programmée que sur un seul jour et rendue impossible en raison d’un Mistral d’une force extrême, l’organisateur et Président d’AIRBORNE COMMAND Stéphane HADJADJE avait fait promulguer un NOTAM sur quatre jours du 11 au 14 Août.

C’est la date du Mercredi 12 qui fut arrêtée le dimanche précédent pour réaliser la mission. Accueillis par Yves GUEDON, les 22 parachutistes et les 3 largueurs se regroupèrent en début d’après-midi sur l’aérodrome d’AIX LES MILLES où les rejoignait à 15 H 30 le 105 soute prête.



Préparatifs au sol

...et à bord

 

La réception des parachutistes sur la ZS de la Combe nécessite également une logistique importante et aucun détail n’est négligé. L’équipe de balisage et de marquage de Stan OPOLCZINSKY rejoignait Mme HADJADJE chargée du regroupement des paras d’ABC. Ils bénéficièrent de l’aide de l’équipe locale de Franck LIBERSKI et de sa P4 fort appréciée (2). Par liaison téléphonique ils informaient l’Aire d’Embarquement des conditions MTO qui étaient favorables et la décision de décoller fut prise.

Nouveauté au niveau de la ZS : un étang (profond d’environ 2m) ayant été récemment créé en E8.1 vue à gauche arrivée avion en fin de zone de largage, une embarcation avec deux personnes a été mise en place dans l’hypothèse d’une arrivée (peu problable) sur le plan d’eau.

Briefing sur la DZ

La DZ de la Combe : pas facile pour les pilotes

La P4, bien utile

 Sur le tarmac des Milles, la température de 35°C imposa de réaliser le parachutage en 2 rotations. La longueur tout juste nécessaire de la piste, 1553 mètres (3), la masse à embarquer représentée par les 22 paras et leurs 3 largueurs ainsi que cette température élevée réduisaient considérablement les performances au décollage. C’est à contre cœur que la décision fut prise d’effectuer un premier parachutage avec seulement 6 parachutistes et le reste du stick fut programmé avec une seconde rotation.

 

C’est à 17H40 que la Grise mettait en route ses 2 fois 2068 CV pour décoller vers la ZS qu’elle atteignait vers 18H10. Notre Chef largueur lança le TID, puis ce fut en 2 passages le parachutage des 6 premiers parachutistes.

35 minutes plus tard les 14 Paras restant embarquaient pour honorer leurs Anciens en sautant plus de 50 ans sur le même lieu.

 

 

 

La ré articulation au sol se fit rapidement malgré 2 paras « branchés » hors zone et un seul blessé du au contact à l’atterrissage avec son arme ce qui lui vaut un bel hématome qui sera pour lui un des souvenirs de cette belle mission.

 

Pour la petite histoire, au cas où, quelqu’un aurait trouvé une glacière perdue en 2014 (équipée de bière et d’un rosé) même vide, André NICOLAOU serait très heureux de la récupérer.

 

 

(1)   Extrait de Wikipédia :

L'assaut aérien se composait d'un parachutage d'hommes et de matériel entre Muy et la Motte avec 5 000 parachutistes de la 2e Brigade indépendante britannique et des planeurs américains pour les véhicules. Ils étaient parachutés depuis l'Italie. L'objectif était de s’emparer du Muy et des hauteurs de Grimaud afin d’empêcher l’afflux de renforts ennemis depuis l’Ouest.

 

 

C'est la Force Rugby du général Robert T. Frederick qui en eut la charge. Cette force se composait des unités suivantes :

 

(2) Équipes de ZS

Airborne Command : Mme Gabrielle HADJADJE

Équipe Stanislas OPOLCZYNSKI : André NICOLAOU - Gérard DEMASSIET - Jacques CANTIN

Équipe Franck LIBERSKI : LAMPERT F. LAMPERT K. MAREIL S. MUNTZ S. ROYER S.

 

(3) Contraintes aux performances au décollage

La Piste : Pour notre Noratlas, elle doit avoir une longueur minima de 1500 mètres et une résistance de 10 tonnes par roue isolée (l'appareil a un poids maximal en charge de 21,7 t.)

La Température : Plus la température est élevée, plus l’air est raréfié et moins porteur d’où un allongement de la distance de décollage.

L’altitude de l’aérodrome (Z de l’AD) : Comme pour la température, plus l’AD se situe à une Z élevée plus l’air est raréfié (moins dense), et plus la distance de décollage sera importante.

La Masse : Plus elle est importante, plus la distance de décollage sera longue. Il faut en plus tenir compte de la masse du carburant au décollage. Plus il y a de carburant moins la masse possible à embarquer est élevée.

 

 

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