Visite du porte-avions CHARLES DE GAULLE à Toulon

IMPORTANT : L'ASSOCIATION "LE NORATLAS DE PROVENCE" A EU LE PRIVILEGE D'ETRE INVITEE A VISITER LE PORTE AVIONS CHARLES-DE-GAULLE.  ELLE N'EST EN AUCUN CAS HABILITEE A SOLLICITER DE TELLES VISITES AUPRES DE LA MARINE NATIONALE, POUR SES MEMBRES OU DES PERSONNES EXTERIEURES A L'ASSOCIATION.

 

     Olivier Vernet est membre du Noratlas de Provence, parachutiste, mais il est surtout Maître dans l’Aéronavale.    Grâce à lui, une vingtaine de membres de notre Association a  pu visiter, jeudi 19 juin, une unité de la Marine Nationale, et non des moindres puisqu’il s’agit du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle sur lequel il est embarqué.
  

      Nous nous sommes donc retrouvés dans l’enceinte de l’Arsenal de Toulon, au pied de la coupée, écrasés par la masse de l’ilot du navire amiral de la Marine Nationale. Le bateau est en période d’entretien, et il nous a fallu attendre la fin de la journée de travail des ouvriers de l’Arsenal pour pouvoir y accéder. L’équipage n’étant pas à bord pendant cette période, nous avons pu visiter le navire sans déranger le personnel. Le navire amiral de la Flotte française était (presque) à nous !

Quelques chiffres :

  • Longueur 261 m, largeur 64 m, déplacement 43 000 t. 
  • Vitesse maximum : 27 nœuds (50 km/h).
  • Puissance des moteurs : 83 000 CV – il peut parcourir 1000 km par jour.

A bord : jusqu’à 40 avions +  hélicos ; jusqu’à 2000 membres d’équipage dont 700 pour le Groupe aérien.
Longueur du pont d’envol : 261 m, doté de 2 catapultes de 75 m.
Piste oblique d’atterrissage : 203 m avec 3 brins d’arrêt.
La propulsion nucléaire donne une autonomie sans limite au navire, mais les contingences de la vie à bord font que le bâtiment ne peut naviguer en autonomie totale sans ravitaillement à la mer que durant 45 jours, au bout desquels les besoins en nourriture fraiche deviennent impératifs pour les estomacs !

Voir toutes les caractéristiques du porte-avions sur le site officiel 

Sous la conduite éclairée d’Olivier, nous avons pu parcourir les interminables coursives, toutes semblables au profane. Interdiction de perdre le groupe ! L’escalade et la descente des escaliers (on dit échappées) pratiquement verticaux fut une découverte pour nous (et le crane de certains). La façon de traverser les innombrables portes étanches (bien lever le pied tout en baissant la tête) fut rapidement assimilée. Le nom de la plus longue de ces coursives est significatif : on la nomme «le 110 mètres haies ».
Nous avons pu parcourir les lieux les plus emblématiques, comme le pont d’envol, la passerelle de commandement, la passerelle Aviation, etc. Si dans l’ensemble, le porte-avions conserve l’aspect d’un bateau de guerre traditionnel, la multitude d’écrans informatiques est là pour nous rappeler que nous sommes à bord d’une unité du XXIe siècle. Finie la barre traditionnelle, le mastodonte se manœuvre grâce à un joystick de jeu vidéo. La quantité de câbles électriques qui courent le long des coursives est incroyable. Pas d’avion à bord : quand le navire est à son port d’attache, les avions retournent dans leurs Flottilles d’origine. Cela accentue l’impression d’immensité générée par les hangars situés sous le pont, qui totalisent une surface de 4600 m². Chaque centimètre carré est utilisé, un coin du hangar servant de salle de sport. Deux marques circulaires au sol attirent l’œil : ce sont les panneaux des cuves de stockage du combustible nucléaire. Nous terminons la visite par les lieux de vie de l’équipage ; quand on voit l’exigüité des cabines que doivent se partager nos marins, (juste sous le pont d’envol pour certains), on réalise qu’on est loin des navires de croisières qui attirent leurs parents ou grands-parents !
Au-delà de la fierté de servir sur un tel navire et de l’intérêt que chacun peut trouver dans l’accomplissement de sa carrière professionnelle, nous avons mesuré la somme des contraintes qui pèsent sur les personnels du navire, où chaque acte de la vie quotidienne est soumis à une organisation millimétrée.

      Un grand merci, pour leur accueil et leurs explications à Olivier Vernet et au Lieutenant de Vaisseau Jérôme Varesano.


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