Meeting " DES ETOILES ET DES AILES "

TOULOUSE FRANCAZAL


Du Vendredi 28 au Dimanche 30 Septembre


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Tout d'abord, un peu d'histoire....

Il y a 100 ans, la première guerre mondiale s’achevait.

Cette édition 2018 du meeting des "Étoiles et des Ailes" 2018 était dédiée à la commémoration du centenaire de la fin de la 1ère Guerre Mondiale et du 1er vol de l’Aéropostale. Pour l’occasion, elle était parrainée cette année, par Patrick Poivre d'Arvor et le colonel Cédric Gaudillière.

Alors que, loin de la Garonne, s'abattait un orage de fer dans les tranchées et que les villages de notre région livraient des milliers de jeunes conscrits, l'aviation militaire prenait son envol sur les pistes de Montaudran à Toulouse. Dès 1916, Latécoère dont la famille possédait une manufacture de matériel roulant (tramway, wagons…) se lance dans la fabrication d'avions militaires afin de répondre aux commandes de l'État. Une fabrique d'avions Salmson de 250 CV est lancée en 1917 pour lesquelles le ministre de l'Armement Loucheur passera une commande de 1000 appareils. Pierre-Georges Latécoère avait acheté une maison à Montaudran et plusieurs terrains aux alentours. C'est en septembre 1917 qu'il fait sortir de terre hangars et ateliers après d'importants travaux de déboisement avec l'appui d'une centaine de prisonniers allemands. Dès février 1918, l'usine entre en service. Le premier avion sort début mai. Pour faire face à ces cadences de production, une deuxième usine est adjointe à la première. Les cadences deviennent industrielles avec six avions par jour grâce à 800 salariés. La production de série d'avions vient de naître à Toulouse.

Avant l'Armistice, 800 appareils seront produits mais la fin de la guerre marquera un tournant.

Juste après l’armistice les premiers avions des lignes de Pierre George Latécoère pilotés par les plus grands pionniers de l’aéropostale tels que Mermoz et Saint Exupéry, s’envolaient depuis la piste de Montaudran pour transporter des lettres en Amérique du Sud et en Afrique. Un site culturel doit d’ailleurs voir le jour cette année « La piste des géants » pour rendre hommage à ses grands noms de l’aéronautique. 

 

Le meeting aérien : 

 

La Mission du 105 au profit des Étoiles et des Ailes

Arrivés pour 09H20 sur l'aéroport de Toulouse Francazal le vendredi 28 Septembre, le 105 devait tout d'abord parachuter 25 chuteurs du 1er Régiment du Train Parachutiste pour leur traditionnel saut de la Saint Michel avant de se mettre dans l'après-midi à disposition de Lionel REY le Directeur des Vols (DV) du meeting international qui se tient tous les 2 ans sur la plateforme. 

Après déchargement du lot de soute, la dépose des deux demi-coquilles, et le briefing des chuteurs par notre chef-largueur, les 2 Hercules retentissaient pour rouler jusqu'au point d'arrêt de la piste en vue du décollage.
Là, le contrôle aérien avertissait le CDB que le saut initialement prévu à 3000 mètres sur la ZS de FONSORBES, ne pouvait avoir lieu qu'à une hauteur de 900 mètres en raison du trafic.
Pour des raisons techniques et de matériels, seuls 14 parachutistes étaient autorisés à faire ce saut à cette hauteur.
Le temps de revenir au parking pour débarquer les 11 parachutistes privés de leur saut de la Saint Michel, le contrôle annulait le saut et tous débarquèrent dépités.

           

 

Aussitôt, la décision fut prise par notre Président que l'Association le Noratlas de Provence reviendrait avant la fin de l'année afin de parachuter ces personnels pour compenser cette annulation.

Le lot de soute rechargé et les deux demi-coquilles remises en place, le 105 gagna son parking désigné pour le meeting dans la zone civile et à nouveau l'équipage pratique sa musculation pour re débarquer le lot de soute qui fut stocké par les bons soins de Jérôme et Fred.

L'après midi déjà bien entamée, le déjeuner fut pris dans la grande salle de l'ancien mess de la base aérienne qui hébergeait le CIET (1) où ont été formés tous les pilotes, radios, navigateurs et mécaniciens navigants devant servir sur Nord 2501.
Après les formalités administratives d'usage suivies d'une visite du parc des avions participants, le dîner fut l'occasion de retrouver les pilotes et équipages que nous côtoyons lors des meetings auxquels la Grise avait participé cette année (2).

Le gag de notre hébergement (3) fut l'occasion de constater à nouveau que lorsque plusieurs personnes se mettent dans la boucle de la préparation des missions cela génère des pertes de temps et des incompréhensions.

Lorsque chacun fut enfin dans sa chambre, 4 des membres de l'équipage ressortirent afin de fêter, comme il se doit, l'anniversaire de Dominique notre Trésorier …

 

À 08H30 le lendemain ce fut le briefing du DV où notre créneau d'activité de 18H30 à 18H45 fut confirmé. La MER de notre Grise fut faite à 17H55 et le décollage fut autorisé à 18H15. Après une courte attente en vol, le créneau de 15 minutes commença sur le top de début de présentation avec 1 minute d'avance sur l'horaire prévu. Ce fut d'abord 2 passages à 350 mètres pour le parachutage de 22 paras en saut à ouverture automatique (SOA) suivi d'une démonstration en vol aussitôt le dernier para posé et regroupé.
Les 22 parachutistes appartiennent aux 2 associations Airborne Center et Airborne Command, tous des habitués du Noratlas (4). Ils ont été parachutés à une hauteur de 400 mètres, en un seul passage, (11 par chaque porte latérale), à l'issue du largage de 2 TID (5) lors du passage précédent. La DEM en vol qui suivit fut très applaudie en particulier la grande pente et le "poser-réverse" qui la conclut.

   

La journée après le briefing et avant l'activité en vol, fut consacrée à visiter les aéronefs présents et leurs équipages et à admirer les prestations des autres participants.

L'activité aéronautique de cette première journée se termina au profit des équipages et des nombreux bénévoles par un feu d'artifice mixte du sol et à partir des avions de La Swift Team qui se composait de trois Globe Swift. Polyvalents, ces avions très dynamiques et puissants ont su créer un spectacle inédit et unique lors des vols en patrouille, avec l’utilisation de puissants fumigènes qui soulignaient leurs trajectoires sur une musique très appropriée
Ce merveilleux spectacle terminé, tous les participants se retrouvèrent pour le diner devenu une extraordinaire plateforme de rencontre entre passionnés. Ce fût pour nous le moyen de remettre notre écusson « AERE PERRENUS » à Patrick Poivre D’Arvor et à Bernard CHABERT.

    

Dans l'arrière-boutique, quelques chiffres qui donnent le vertige : plus de 100 avions, 700 000 € de budget, 100 entreprises partenaires, 500 bénévoles, 13 heures de présentations en vol. Et surtout 40 000 spectateurs qui sont venus participer à cet évènement-ciel.

Cette année encore, la Présidente de l’Association Catherine GAY et toute l’équipe d’organisation managée par Gérard HARDY, avaient mise en place un plateau aéronautique de choix, avec les commentaires non moins élogieux de Bernard CHABERT.

    


Les chuteurs du 1er R.T.P., largué par un Pilatus PC6, ouvrait le balai aérien puis, la patrouille Marocaine « La Marche Verte » sur CAP 232 débutait le meeting par une démonstration digne des grandes patrouilles. Suivait le vol acrobatique sur Boeing Stearman PT13D de Danielle Del Buono, l’Extra 330 SC de l’E.V.A.A, l’A400M nous dévoilant une panoplie de ses capacités évolutives, l’ EC 135 de la Gendarmerie Nationale et le display solo du Rafale.
Puis ce fût un moment de passion avec les vol du Breguet 14, de l’AD4N, du Mustang, d’un ZLIN, du Bronco, des Flamand, du Nieuport 17, du SE 5a, Bucker BU-131, du Morane Saulnier-406, du Hawker Hurricane, du Corsair F4U, du Partan 7W, du Republic RC3-Seebea, du Catalina PBY5A, du Stinson Reliant, du Pitts S2S, du RallyMS235CA, et des CM175 Zéphyr et Alizé, du Yak 50, du MS Paris et du Broussard………..

La journée du dimanche 30 Septembre avec une MTO favorable, comme nous l’aimons, fut identique à la veille. Le DV avait modifié le déroulement du programme en avançant notre horaire de prestation afin pour nous permettre de partir plus tôt pour rejoindre de jour notre base. À 16H15 le 105 décollait avec ses paras pour se mettre en attente dans le volume défini.
Le début du parachutage comme la veille fut pile à l'heure et à 16H40 l'atterrissage grande pente concluait la DEM en Vol qui suivait le largage des 22 paras.

Une zone « public » mise en place sur le parking de l’ancienne Base aérienne, a permis aux 40000 spectateurs de rencontrer différentes Associations aéronautiques, de découvrir les différents métiers, n’oublions pas que nous étions à Toulouse, stands de maquettes et de reproductions, livres et articles en tout genre, voitures anciennes avec la voiture de Gallieni - Sizaire & Naudin de 1906, la voiture de Joffre - Delaunay Belleville de 1913, la voiture du Général Gouraud Peugeot Carrosserie Rothschild, de 1913 …de quoi enchanter Petits et Grands….

Grâce à cette bonne MTO et à notre Grise qui tourna comme une horloge, la mission était une réussite à l'exception de l'annulation du saut du RTP.
Après les adieux et promesses de retrouvailles, le 105 quittait Francazal à 18H30 pour se poser à 19H45 sur LFML.
Nos remerciements iront non seulement à Madame GAY la présidente de l' « ASSOCIATION DES ÉTOILES ET DES AILES, à Lionel REY, le DV qui régla ce ballet avec maestria, à Gérard HARDY le Manager, mais aussi à tous leurs bénévoles qui nous ont rendu notre séjour des plus agréables.

 

 


(1)– CIET : Centre d'Instruction des Équipages de Transport


(2) - GAP – BIARRITZ – WUNSTORF – ÉVREUX – BOURGES – MELUN – JERSEY – CERVOLIX – COUPE ICARE


(3) – L'hôtel où nous conduisit initialement le conducteur du pôle transport, n'était pas le bon. Il avait été modifié et les consignes n'avaient pas été mises à jour !


(4) Les parachutistes civils et sportifs de ces 2 associations effectuent plusieurs fois par an des sauts à partir du 105. En particulier à l'occasion des commémorations des sauts effectués dans la nuit du 14 au 15 Août 1944 en préparation du débarquement de Provence sur les ZS de La Combe da la commune du MUY en Provence et sur l'aérodrome de FAYENCE. Voir les récits de ces missions dans la rubrique "Activités 2018".


(5) - TID : Témoin Inerte de Dérive : appelés aussi "Dériveurs" ou "SIKI" ce sont généralement des bandes de tissus ou de papier crépon lestées. Le TID est largué de l'avion dans un premier passage avant les parachutistes, afin de déterminer la dérive du au vent existant de la hauteur de parachutage au sol. La longueur du tissu ou du papier est calculée afin de conférer au TID la même vitesse de descente que les voilures des parachutes.

Un article sur le TID (ou SIKI) : http://matpara.wifeo.com/documents/siki-articleparamag.pdf

 

 

CVR 03/11/2018 12H20.

 


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